CLOUD Act et Suisse : vos données sont-elles exposées ?
Utiliser Microsoft, Google ou AWS depuis la Suisse : ce que vous risquez vraiment.
Beaucoup d’entreprises suisses pensent être protégées parce que leur fournisseur propose un hébergement « en Europe » ou « en Suisse ». La réalité juridique est plus nuancée. Voici comment évaluer votre exposition au CLOUD Act.
Le mythe du data center local
Microsoft, Google ou AWS peuvent stocker vos données dans un data center suisse : cela améliore la latence et rassure sur la localisation physique, mais ne vous soustrait pas au CLOUD Act. Tant que le fournisseur relève du droit américain, ses données restent accessibles aux autorités US, où qu’elles soient.
Êtes-vous concerné ? Un test rapide
- Utilisez-vous Microsoft 365, Google Workspace, ou une messagerie américaine ? → Exposition probable.
- Vos serveurs ou sauvegardes sont-ils chez AWS, Azure ou GCP ? → Exposition probable.
- Vos données sensibles (santé, finance, juridique) transitent-elles par ces outils ? → Risque accru.
La position de la Suisse
Le droit suisse et la nLPD encadrent strictement les transferts de données vers des pays offrant une protection insuffisante. S’appuyer sur des fournisseurs soumis au CLOUD Act crée une tension juridique que les autorités et vos clients regardent de plus en plus attentivement.
Comment se protéger concrètement
La solution est de rapatrier vos données chez des acteurs suisses indépendants : suite collaborative kSuite, Exoscale, Infomaniak Public Cloud. Notre équipe organise la migration sans interruption de service.
Évaluez votre exposition au CLOUD Act
En 30 minutes, nous identifions vos points d’exposition et les solutions suisses adaptées.